SEP et sport


Avoir une Sclérose en Plaques (SEP) ne signifie pas l’arrêt de toute activité physique (marche, balade à vélo, natation, …).
Pratiquer une activité physique ou sportive régulière ne provoque pas de poussées ou de progression du handicap. 

L’activité physique est indispensable pour l’organisme et peut avoir un effet bénéfique sur les patients atteints de sclérose en plaques : amélioration des fonctions musculaires, cardiovasculaires, respiratoires, locomotrices et cognitives (attention, mémoire, organisation spatiale…). 
Chez la majorité des patients pratiquant une activité physique, l’équilibre, la mobilité, la souplesse, l’endurance, l’autonomie et la coordination sont améliorées. 
Bien souvent, la fatigue, la fatigabilité et le stress diminuent. 
Toutefois, il est nécessaire d’adapter son niveau d’activité physique à ses capacités. Il est important de respecter son corps, de connaitre ses limites et de s’arrêter à temps. Il faut tenir compte de ses capacités de récupération.
L’activité physique constitue un facteur de bien-être qui contribue à une bonne hygiène de vie et améliore la qualité de vie. Elle permet aussi de trouver une motivation supplémentaire pour lutter contre la maladie et l’isolement social.

Le choix de l’activité physique dépend de vos envies, de vos attentes et des adaptations réalisables par rapport à l’activité choisie. Selon le niveau de handicap, différentes activités pourront être proposées : pratique d’un sport dans un club classique, dans un club adapté au handicap ou simplement une activité physique pratiquée en famille ou entre amis. Le choix sera également adapté à l’objectif : détente, dépense physique ou compétition. 
La fréquence de la pratique exerce sur les performances physiques une influence plus grande que la durée des séances. Il est donc préférable de pratiquer régulièrement et modérément (2-3 séances par semaine espacées d’un à deux jours de repos) sur une durée courte (20 à 30 minutes) et de favoriser les activités d’endurance. 
Il est important d’en parler avec votre neurologue et un médecin rééducateur qui pourra mettre en place un programme adapté à vos besoins.

Lire l'article paru dans santé sport mag, octobre 2012 -pp 34-35 :