mercredi 3 septembre 2014

Courir 6 h pour la recherche sur la SEP : J-12

En relevant ce défi, Bernard a aussi pour but de contribuer à contrer une idée reçue sur la SEP : la pratique d’une activité physique augmenterait la fatigue liée à la maladie.
Au moment du diagnostic, difficile à accepter et à surmonter, près de 50% des patients, préalablement sportifs, interrompent toute activité sportive de peur que la fatigue, un des symptômes les plus courants de la maladie, ne soit encore plus accentuée.
Certes, la fatigue peut devenir rapidement handicapante car elle peut entrainer une réduction de la vie sociale, des activités quotidiennes et professionnelles. Cependant, depuis le milieu des années 1980, de nombreuses études ont démontré que la fatigue, symptôme apparaissant, dans la majeure partie des cas, bien avant les premiers troubles handicapants, est au contraire accentuée par le déconditionnement à l’effort et est donc en partie responsable de la persistance de ces premiers troubles. 
Ces différentes études nous montrent que le déconditionnement est possiblement réversible et que l’activité physique, notamment d’endurance, en faisant travailler le système cardio-pulmonaire, permet de diminuer l’impact de la fatigue voire de retarder l’apparition de celle-ci lors de la réalisation d’un effort. La fréquence cardiaque est réduite, la distance et la vitesse de course ou de marche de marche sont augmentées, la souplesse est améliorée, le seuil d’arrivée de la fatigue est repoussé et les temps d’équilibre sont considérablement augmentés.
De manière plus surprenante, il a été montré qu’une activité physique intense était associée à des changements neuronaux et à une amélioration cognitive. Le rôle essentiel de la plasticité cérébrale dans la restauration des fonctions lésées est ainsi démontré.
Sans oublier quelle n’est pas un traitement médicamenteux, en permettant aux personnes de réinvestir leurs corps et par son action de vecteur de lien social, l’activité physique a également des effets bénéfiques sur le plan psychologique.
« Mon pied droit est jaloux de mon pied gauche. Quand l'un avance, l'autre veut le dépasser. Et moi, comme un imbécile, je marche. » (Raymond Devos).
 Soutenez  ce défi en faisant un don pour la recherche sur la SEP sur : helloasso.com

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire