lundi 15 septembre 2014

6 h de Villenave d’Ornon J-10.

Pourquoi la pratique d’une activité physique, notamment marcher ou courir, est plus compliquée avec une SEP ?
Nous avons déjà évoqué la fatigue comme l’un des symptômes les plus courants de la SEP. Avec la maladie, apparaissent également des difficultés locomotrices dues à une perte importante de puissance musculaire. Cette faiblesse motrice est la conséquence de l'atteinte des conductions nerveuses et nécessite en même temps d’utiliser d'avantage d’énergie pour transmettre les signaux. Une raideur et une rétraction musculaire douloureuses (spasticité) des membres inférieurs peuvent alors rapidement s’installer.
A cela s’ajoutent souvent d’autres troubles ou déficiences :
- troubles divers et désagréables (euphémisme…) de différentes fonctions de l’organisme.
- troubles de la fonction sensitive, de l’équilibre et/ou de la coordination,
- troubles visuels dus à une lésion du nerf optique : tâche aveugle dans le champ visuel (scotome), vision trouble ou obscurcie pendant et après l’effort (phénomène d’Uhthoff)…

Ces dysfonctionnements rendent plus difficile l’exercice physique sur des terrains accidentés et peuvent causer des chutes. Ainsi le trail est, a priori, un exercice plus délicat pour un(e) sépien(ne).
Pour autant, si nous en croyons Sénèque « ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles ». Soyons honnêtes, ce n’est cependant pas si simple et c’est un patient et long parcours qu’il faut accepter d’engager.
C’est d’une « re-naissance » qu’il s’agit. Il faut alors s’affranchir de toute comparaison et de tout repère établis dans un passé proche ou plus éloigné. Compteur réglé non plus sur les aptitudes passées mais bien sur les évolutions d’une séance à l’autre.
Céline, Marie, Laetitia, Laurent, Gérard, Ludovic… relèvent ce défi, le regard fixé sur leur objectif, quel qu’il soit. Ils marchent ou courent, avec l’énergie de l’Espoir, mètre après mètre, hectomètre par hectomètre, kilomètre par kilomètre. Chaque pas ou chaque foulée supplémentaire gagné est un bonheur et une victoire sur la maladie.

Bernard GENTRIC

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