jeudi 28 mars 2013

Christelle court le marathon de Marseille

Le Dimanche 24 Mars à Marseille , je cours mon 3ème marathon et mon 1er marathon aux couleurs de la Fondation ARSEP.  Fondation que j ai connue après mon diagnostic de la SEP tombé en décembre 2012 et de ma passion pour la course à pied.

Comme d'habitude je suis très heureuse de courir un marathon car dans cette course mythique il faut se surpasser, se battre et dépasser ses limites pour y arriver :  et j'adore!!!!!

Je me place dans le sas du meneur d'allure de 3H45 revêtue, comme tout le monde,  d'un élégant sac poubelle pour nous protéger  de cette pluie qui s'abat sans discontinuer depuis la veille.  Départ lent à 8h00 sous la pluie, ça piétine en descente de la Canebière vers le Vieux Port et nous obliquons vers le quais d'embarquement des ferries, sous la voie rapide.

On se faufile entre les tours du quartier d'affaires et un gros embouteillage bloque la progression : il faut se mouiller les pieds pour traverser des flaques et les concurrents ralentissent.
Nous continuons à parcourir Marseille en passant par les beaux boulevard, le stade Vélodrome,  le Prado, et le parc Borrély . Enfin nous voici sur la Corniche Kennedy qui surplombe la mer et nous donne vue sur les îles du Frioul et  le Château d'If . . Je me sens très bien j'ai mes sensations je cours à bonne allure à 5'15  du kilo et je me dis que je peux peut être battre mon record de 3h42.

Et le km 31 arrive....Nous passons à cote de ligne d'arrivée  Je suis dans le fameux mur du marathon.  Mon allure se ralentit et je passe à 6' au kil. Et psychologiquement je prends un coup au moral.

Les 11 derniers kilomètres se font dans une zone portuaire avec 2 lignes droite en aller retour :  grues, quais, cargos, machines, entrepôts à perte de vue et aucun spectateurs pour nous encourager sauf la pluie qui est toujours la et nous glace le sang, emporte nos dossard et les transforme en lambeaux.

C'est dur mais je m'accroche, je surmonte, le dépassement de ses limites fait partie de l'épreuve. Je rattrape un ami de mon club  qui souffre de son genou et mon coach (plus de 120 marathons à son compteur) me rattrape également.

Nous finissons ensemble les 4 derniers Kilomètres  et  nous passons la ligne  sur le Vieux Port en 4h02, unis et trempés comme des soupes pour cette photo.  

Christelle

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire