Le Dimanche 24 Mars à Marseille , je cours
mon 3ème marathon et mon 1er marathon aux couleurs de la Fondation ARSEP. Fondation que j ai connue après mon diagnostic de la SEP tombé en décembre 2012 et de ma
passion pour la course à pied.
Comme d'habitude je suis très heureuse de courir un marathon car dans cette
course mythique il faut se surpasser, se battre et dépasser ses limites pour y
arriver : et j'adore!!!!!
Je me place dans le sas du meneur d'allure de 3H45 revêtue, comme tout le
monde, d'un élégant sac poubelle pour nous protéger de cette pluie
qui s'abat sans discontinuer depuis la veille. Départ lent à 8h00 sous la
pluie, ça piétine en descente de la Canebière vers le Vieux Port et nous
obliquons vers le quais d'embarquement des ferries, sous la voie rapide.

On se faufile entre les tours du quartier d'affaires et un gros embouteillage
bloque la progression : il faut se mouiller les pieds pour traverser des
flaques et les concurrents ralentissent.
Nous continuons à parcourir Marseille en passant par les beaux boulevard, le
stade Vélodrome, le Prado, et le parc Borrély . Enfin nous voici sur la
Corniche Kennedy qui surplombe la mer et nous donne vue sur les îles du Frioul
et le Château d'If . . Je me sens très bien j'ai mes sensations je cours
à bonne allure à 5'15 du kilo et je me dis que je peux peut être battre
mon record de 3h42.
Et le km 31 arrive....Nous passons à cote de ligne d'arrivée Je suis dans
le fameux mur du marathon. Mon allure se ralentit et je passe à 6' au
kil. Et psychologiquement je prends un coup au moral.
Les 11 derniers kilomètres se font dans une zone portuaire avec 2 lignes droite
en aller retour : grues, quais, cargos, machines, entrepôts à perte de
vue et aucun spectateurs pour nous encourager sauf la pluie qui est toujours la
et nous glace le sang, emporte nos dossard et les transforme en lambeaux.
C'est dur mais je m'accroche, je surmonte, le dépassement de ses limites fait
partie de l'épreuve. Je rattrape un ami de mon club qui souffre de
son genou et mon coach (plus de 120 marathons à son compteur) me rattrape
également.
Nous finissons ensemble les 4 derniers Kilomètres et nous passons
la ligne sur le Vieux Port en 4h02, unis et trempés comme des soupes pour
cette photo.
Christelle